L’avis de Nathalie Arthaud contre l’avis des prostituées

17/04/2017 à 06:29

Plume de schizo

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L’avis de Nathalie Arthaud contre l’avis des prostituées

Je suis un ancien client de prostituées (1965-1972), autrement dit, ce que Nathalie Arthaud, candidate pour Lutte Ouvrière à la présidence de la République, en réponse à celles et ceux qui lui demandent son avis sur celle-ci, appelle un : “un profiteur de l’inégalité entre hommes et femmes pour assouvir ses désirs sexuels”.

Je suis sous le choc de ses arguments lesquels sont très forts, et sous le coup de l’émotion je reste coi, au moins pour le moment, face à ceux-ci. Toutefois, j’ai le sentiment que Nathalie Arthaud ne raisonne pas juste sur la prostitution et que ses arguments contre celle-ci ne sont pas partagés par la grande majorité des prostituées elles-mêmes, si toutefois on veut bien les leur demander à celles-ci (voir à ce sujet le site de leur Syndicat du Travail Sexuel). 

C’est bien sûr à celles-ci d’abord de répondre mais aussi à mon avis à toutes celles et tous ceux qui sont concerné(e)s par la prostitution notamment sur ce blog de Brigitte Lahaie où celle-ci elle-même et ses experts sexologues, psychologues, etc. s’étaient autrefois opposés au projet de loi de pénalisation du pénis des clients de prostituées.

Celle-ci, malheureusement, a été votée contre l’avis de la grande majorité des français(e)s d’après les instituts de sondage s’il y avait eu justement un référendum national sur ce sujet.

Je soumets l’avis de Nathalie Arthaud sur la prostitution en réponse aux courriers qu’elle reçoit dans le cadre de la campagne présidentielle au jugement de toutes celles et de de tous ceux qui voudront bien le lire en P.-S. à ce présent message. Celui-ci m’aidera certainement en quelque chose face au choc des arguments très forts de celle-ci et qui m’inquiètent.

Ce que je ne comprends pas surtout c’est pourquoi Nathalie Arthaud veut décider à la place des prostituées elles-mêmes, sans leur demander leur avis lequel jusqu’à actuellement a été toujours pour la poursuite de l’exercice de leur charmante profession, de ce que celles-ci doivent faire aussi bien de leurs corps que de leur vie personnelle. C’est ça la liberté ?

Quant à prendre sa carte et cotiser à Lutte Ouvrière pour trouver le bonheur voire même pour faire celui des autres...

PLUME DE SCHIZO

Réponses de Nathalie Arthaud à des courriers reçus pendant la campagne

À propos de la prostitution

En tant que militante d’une organisation qui défend le droit des femmes, je suis étrangère au marché du sexe. La prostitution existe bien depuis des siècles, non pas parce qu’elle serait « le plus vieux métier du monde », mais parce qu’elle est liée à l’existence de sociétés d’exploitation où tout peut devenir une marchandise. Et depuis, elle est le corollaire de l’oppression des femmes, considérées principalement comme des objets de reproduction et d’assouvissement des désirs sexuels.

Quant à savoir si c’est un « métier » ou pas, c’est un faux débat, qui masque le fait que dans cette société d’inégalités, de chômage, de toute puissance des uns, la prostitution n’est pour une grande majorité pas un choix. Pour que la prostitution n’ait plus lieu d’être il faudrait des relations égalitaires entre les individus qui veulent avoir des rapports sexuels et bien sûr aucune contrainte économique ou physique amenant un des deux partenaires - et c’est presque toujours une femme - à recevoir de l’argent pour ça. Aujourd’hui au contraire, les effets de la crise économique favorisent la prostitution dans les milieux modestes.

Prôner la liberté de se prostituer c’est nier la réalité de cette barbarie car la prostitution est majoritairement l’œuvre de réseaux de traites de femmes. Les prostituées en France, pour leur grande majorité, sont étrangères, vendues, battues, droguées et violées maintes fois avant d’être jetées dans ce calvaire. Elles se retrouvent soumises à leurs esclavagistes, seules, et connaissent les pires difficultés physiques et psychologiques pour s’échapper. Non seulement l’État ne les aide pas suffisamment, ne leur offre ni papiers définitifs ni secours officiels efficaces, mais il continue d’en faire des coupables.

Il y a une grande hypocrisie de la part des gouvernants de viser la prostitution de rue visible mais ne lutter ni contre le proxénétisme ni contre la prostitution cachée. Du coup, les lois sur le racolage passif comme la loi sur la pénalisation des clients amènent les prostituées à baisser leur prix ou à accepter des rapports non protégés pour convaincre les clients hésitants, à se cacher davantage ce qui leur fait courir de vrais dangers.

La loi ne les protège pas alors qu’une lutte implacable serait nécessaire contre les proxénètes, les violeurs, toux ceux qui soumettent par la violence les femmes à des actes contraints.

Il faut en même temps faire en sorte que celles et ceux qui pratiquent la prostitution ne soient pas marginalisés au point d’être mis en danger par la maladie, le mépris, la violence, les mauvais traitements, le manque de formations, l’impossibilité d’apprendre la langue du pays.

Les prostituées ont des droits, doivent les connaître et pouvoir les exercer. Elles doivent pouvoir être suivies médicalement et bénéficier de toutes les aides sociales.

Je suis donc pour mettre en place de véritables moyens financiers et humains dans l’hébergement et le suivi social des mineurs isolés et des jeunes exclus, notamment LGBT, augmenter les moyens alloués à l’hébergement d’urgence, à la protection et à la prise en charge des victimes de violences, en particulier sexuelles et conjugales, notamment dans l’accès à un logement sécurisé, augmenter les montants et possibilités d’accès aux bourses étudiantes.

Je suis bien sûr favorable à la régularisation de tous les sans-papiers.

Je me félicite par ailleurs de la fin des tabous et de la réprobation publique concernant la transsexualité et de façon générale je soutiens toutes les propositions permettant de faciliter les démarches administratives et de donner les mêmes droits à tous.

EXTRAIT DU SITE DE LUTTE OUVRIÈRE  

18/04/2017 à 14:51

Davy22

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Bonjour Plume,

Je suis assez d'accord avec l'argument de la liberté de disposez de son corps comme marchandise....mais je suis aussi assez d'accord avec ce que dit Nathalie Arthaud...

Je pense qu'il faudrait professionaliser le métier de prostitué, avec des regles strictent : la prostitué doit être son propre chef et éffectuer son office dans son propre cabinet. Les clients doivent décliner leur identité. Profession déclaré.

....et pour toute prostitution clandestine l'interdire...
22/04/2017 à 14:03

Shade or

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et poutou il dit quoi?