Être femme

Publié le 09/03/2017 à 11:59

Je sais, ce n’est pas dans l’ère du temps de critiquer les femmes qui ont fait évoluer la condition féminine. Simone DE BEAUVOIR fait partie de celles-là, je ne conteste pas son importance. En revanche, je pense qu’il serait temps de dépasser sa fameuse formule  : « on ne naît pas femme, on le devient. » Je ne dis pas que c’est faux, je pense juste que ce n’est pas spécifiquement réservé aux femmes. Les hommes doivent tout autant se construire dans leur masculinité.


J’ai mis un certain temps à devenir la femme que je suis aujourd’hui mais j’ai très vite compris qu’être femme, du moins à notre époque, c’est-à-dire après les années 70, avait de grands avantages, à condition qu’on accepte notre condition féminine.


Si nos mères, nos grands-mères, nos arrières grands-mères pour certaines n’avaient guère le choix de partir, si elles se trouvaient mariées à un époux indigne, si elles n’avaient pas la libre possibilité d’utiliser leur corps comme elles le désiraient, ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui.


Nous avons entre les jambes et dans notre ventre tous les pouvoirs.


Et j’ose avouer que nous sommes le sexe fort. Non pas au sens de la force brute mais au sens de la capacité à résister aux aléas de la vie. Car ce qui compte, c’est bien de réussir sa vie et non pas de réussir dans la vie.


Une femme qui aura pu se montrer féconde, que ce soit par la maternité ou par sa créativité, qui aura su transmettre, sera épanouie et aura le sentiment d’avoir accompli son destin. Alors, cessons de faire croire aux femmes qu’il faut qu’elles remplissent tous les rôles.


Non, une femme qui ne travaille pas n’est pas une sous-femme, non une femme qui décide de ne pas avoir d’enfants n’est pas une égoïste ou une demi-femme. Nous viendrait-il à l’idée de penser qu’un homme qui n’est pas devenu père serait une moitié d’homme ?


Enfin, une femme qui ne jouit pas reste une femme mais peut-être un peu plus malheureuse que ses consoeurs.


C’est pour moi sur ce point qu’il est encore utile de lutter pour l’égalité. Car si nous nous sommes vraiment occupés des problèmes d’érection, il reste encore beaucoup à faire pour aider les femmes à accéder à la jouissance.

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Le 10/03/2017 à 14:19

Réponse de CheyN

J'aime beaucoup ce rappel de la grandeur des femmes qui ne doit pas nous faire oublier l'humilité de savoir faire des choix qui nous correspondent vraiment (et donc à mieux nous connaître ne profondeur) plutôt que de nous épuiser à vouloir à tout prix correspondre à des idéaux qui nous leurrent :: ça fait du bien ! Merci. ^=^