Soyez sage sinon vous aurez une fessée

Publié le 17/01/2017 à 10:30

Le 22 décembre 2016, une loi a été votée interdisant la fessée, la gifle et toute humiliation faites aux enfants. Comme si les parents n’avaient toujours pas compris. Il me semble que tout bon parent aujourd’hui sait à quel point il faut respecter l’intégrité physique de son enfant et que la fessée est toujours une mauvaise réponse. De là à légiférer !


D’autant plus qu’il existait déjà une loi qui punit toute violence corporelle sur un enfant.


Une fois de plus, cette loi nous prouve à quel point l’état fait ingérence dans notre intimité. Tout parent digne de ce nom sait à quel point il est indispensable d’établir une autorité bienveillante envers sa progéniture et si parfois il peut lui arriver de déborder, il en sera le premier désolé. Combien de pères ou de mères ai-je entendu, dévorés par la culpabilité d’avoir osé porté la main sur un enfant franchement dissipé ?


Bien sûr une fessée n’est jamais la bonne réponse mais, ne serait-il pas plus judicieux de faire de la prévention en amont pour éduquer les parents inaptes à l’être ?


Nous sommes de plus en plus dans une société incapable d’avancer avec un temps d’avance et du coup, les lois arrivent après coup. Je n’ignore pas qu’il existe encore de nombreux enfants maltraités, tout comme il existe des hommes violents et des femmes manipulatrices. L’enfance est le nid de bien des perversions.


La semaine dernière avait lieu les assises sur la violence sexuelle faite aux enfants à l’Assemblée nationale grâce à l’initiative de l’association STOP AUX VIOLENCES SEXUELLES dont la présidente est Violaine GUERIN. Je crains fort que les députés aient mis moins de zèle à nous pondre une loi pourtant plus essentielle. Car lorsque durant son enfance on aura subi de réelles violences, notre liberté se sentira déjà emprisonnée dans un corps abusé.


La question des limites aurait dû être la base d’un vrai débat. À partir de quand doit-on considérer qu’il y a violence ?


Pour avoir écouté depuis des années tant d’adultes, force m’est de constater que ceux qui sont pour cette loi sont tous des adultes avec des enfances douloureuses. Ceux qui sont contre cette loi sont des adultes qui ont eu une enfance plutôt harmonieuse avec certes parfois quelques fessées ou une gifle. Cela devrait nous interpeller…


À trop vouloir bien faire on finit par faire mal. Une loi devrait toujours être dans la tempérance.


Comment aider les enfants mais aussi les ados à se défendre sans pour autant les inquiéter ? Peut-être serait-il bien aussi de définir mieux ce qu’est le consentement. Ce qu’est un bon parent.


Ne parlons pas d’amour a priori cela va de soi, en revanche il y a quelques commandements simples qu’il serait simple de prodiguer : être à l’écoute de son enfant / le respecter / l’encourager / lui offrir un environnement sécurisant / lui apporter de la tendresse.


Enfin séparer clairement la sphère des parents de celle de l’enfant, ce dernier point est loin d’être intégré et il devient souvent bien plus nocif qu’une petite fessée !

Pour pouvoir réagir, nous invitons à vous connecter Se connecter